Parler d’architecture, pourquoi sommes-nous architectes en permanence en mode intermittent, tantôt faciles, perspicaces voire même suffisants, tantôt…réalistes, résignés, humains.
Est-ce la complexité du sujet ou est-ce la notre. Il est évident que notre architecture –celle dont nous proclamons la paternité- vit une situation d’entropie culturelle manifeste, un balancement réduisant des notions comme authenticité ou modernité à leurs aspects les plus sommaires donc insignifiants, loin du génie créatif qui a présidé à la production de « chefs-d’œuvre » témoignant de la grandeur d’une civilisation que l’on s’obstine à rabaisser.
C’est ainsi que l’on s’exalte devant la réduction de tout un patrimoine scripturaire, artistique et de savoir-faire à l’utilisation de motif ou de matériaux à titre générique pour tenter « d’authentifier » une architecture coite, copie insipide et hors contexte et d’y « adjuver » la TOUCHE AUTHENTIQUE.
Quelle référence, quel modèle, quel paradigme, quelle méthode…
Nous en avons, pas nécessairement formels, ni reproductibles à l’identique, mais originels, riches et adaptables au prix d’un effort d’interprétation capital, primordial, vital même. Cet effort est l'essence même du renouveau, non de la renaissance, qui dit renaissance sous-entend trépas, or, nos Références, nos Modèles, n'ont jamais eu à en souffrir; les errances dialectiques et discursives n'ont pour signification que l'éternelle ébullition évolutive, cyclique, caractérisant la quête de la vérité. la véritable question qui se pose, est celle-ci: sommes-nous à la hauteur? sommes-nous capables d'insuffler ne serait-ce qu'un soupçon de détail, une pierre dans l'édifice. la re-genèse se fera avec ou sans nous, alors essayons de contribuer tant que nous le pouvons, mais par dessus tout, dans ce règne de la médiocrité-comme le dit si bien un ami- essayons de rester optimistes.

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